mardi 21 septembre 2021
Sensivity readers.
lundi 20 septembre 2021
Prud'hommes.
vendredi 17 septembre 2021
En commentaire d’un de mes billets FB,
Danièle a indiqué son intérêt pour la correction de thèse. J’avoue : moi
aussi.
C’est un autre type de prestation, qui nécessite
aussi « un peu plus » que la correction orthographique.
Contrairement aux manuscrits littéraires que l’on reçoit sans trop savoir de quoi il va être question, il est bon de connaître le sujet/le domaine avant de se lancer et d’accepter le travail : le sujet de la thèse.
Pour ma part, je ne m’engage que si je suis
en capacité de suivre les démonstrations. C’est plus pratique pour corriger. Il
est certains domaines où je passe mon chemin.
J’ai par exemple relu pour un doctorant
étranger une thèse de littérature comparée. Outre les développements avancés,
il y avait des citations en allemand et en anglais.
Pas question d’intervenir dans le
travail, mais comprendre est utile… pour repérer ce qui mérite d’être clarifié,
et donc éventuellement reformulé.
Le travail de correction peut se faire
d’un coup, une fois que la totalité de la thèse est bouclée. On peut aussi
travailler « au long cours », c’est-à-dire chapitre après chapitre. Dans
ce dernier cas, c’est un autre rythme que celui du travail sur des manuscrits
pour l’édition.
Cet autre type de correction montre bien
qu’il existe différents types de correction. À chacun de cerner ce qu’il aime
et là où il se sent bien, pour que le travail ne devienne pas une longue
torture.
jeudi 16 septembre 2021
Éditer sans correction professionnelle.
En commentaire de mon billet d’hier, Anne souligne que la
plupart des éditeurs n’emploient pas de correcteur en raison de la modestie de
leur maison et du fait qu’ils pensent à tort savoir corriger eux-mêmes.
Cela m’amène à formuler quelques remarques.
Le syndicat de l’édition lui-même distingue
les « grandes maisons » – 20 éditeurs qui ont plus de 5 000 titres chacun – et les
« petites structures éditoriales » – environ 5 000 éditeurs qui ont moins de 10
titres chacun.
J’ignore si l’impasse sur la
correction est majoritairement répandue parmi ces 5 000 « petits »
éditeurs ou si c’est aussi le cas dans les structures de taille moyenne. Je
connais à la fois des petits éditeurs qui paient des correcteurs, et des éditeurs moyens qui
corrigent eux-mêmes ou font faire le boulot à des assistants. J’en connais
aussi, dans les différentes structures,
qui ne font ni l’un ni l’autre.
Je suis toutefois d’avis que l’argument économique est un mauvais argument pour se passer de correction professionnelle.
Un constructeur automobile cherchant
à sortir un véhicule à moindre coût produirait-il des voitures non peintes au
prétexte que ça réduit le prix de revient ? Je ne le crois pas. Cet
exemple peut vous paraître étrange, mais je crois que la différence est là :
dans le secteur automobile, la peinture fait partie de la voiture, on ne la remet
pas en question.
Dans le monde du livre, certains
considèrent que la correction fait partie de l’édition et d’autres se disent
que c’est accessoire.
Pour ma part, j’ai du mal à
considérer comme un éditeur quelqu’un n’envisageant pas la correction professionnelle
comme une étape indispensable. Je ne parle pas de correction orthographique à
la portée de tous, mais de la plus-value qu’apportent les préparateurs de copie.
Sur ce point, je rejoins Anne : il y a peu de préparateurs de copie parmi les
éditeurs.
mercredi 15 septembre 2021
Prestation de correction.
La réponse que j’ai publiée la semaine
passée sur ma page pro FB à la suite de la demande de devis qu’Alexandra m’avait
adressée a suscité ce que j’attendais : des candidatures spontanées pour
corriger son manuscrit. Il lui suffit maintenant de voir ce que proposent ces
personnes.
Je rappelle ce que j’avais précisé dans
mon billet : je me refuse à recommander des collègues quand je ne connais pas
précisément leur travail. De toute façon, les seuls dont je connaisse le
travail sont correcteurs dans l’édition et, comme moi, ne travaillent pas pour
des particuliers.
J’ai découvert une autre demande en
attente. Armelle me contacte pour corriger la suite d’un premier tome, que
j’imagine déjà publié. J’imagine également que le nouveau tome sera publié lui
aussi. Je ne saisis donc pas bien la nécessité de payer pour une correction, que
l’éditeur prendra en charge de toute façon – si c’est à un professionnel qu’elle
a confié son manuscrit.
Je tiens à le redire ici pour ceux qui
ne l’auraient pas encore compris : jamais je ne suis payée par un auteur.
C’est toujours l’éditeur qui prend les frais de publication à sa charge, la
correction étant l’un de ces frais.
Sauf à avoir un manuscrit quasi
incompréhensible, à remettre absolument en français avant de l’adresser à un
éditeur, aucun auteur n’a besoin d’engager cette dépense. Quoi qu’on en dise,
un éditeur ne refusera pas de publier un grand texte, au prétexte qu’il
contenait des fautes quand il l’a reçu.
Certains (correcteurs) parmi vous
doivent me maudire de plaider ainsi l’absence de prestation.
Je persiste pourtant, essentiellement
pour deux raisons :
1) Une bonne correction ne garantit pas
qu’il y aura publication, ce sur quoi se méprennent souvent les auteurs non
publiés qui vous confient leur texte.
2) D’après les chiffres du SNE (Syndicat national de l’édition), il y aurait 10 000 ( !) éditeurs en France… donc largement de quoi nous donner du travail aux quelques centaines que nous sommes. Pas besoin d’aller faire les poches d’aspirants à la publication.
mardi 14 septembre 2021
La réponse que j’ai faite à Polo hier mérite d’être complétée. En effet, la quantité ne pose pas seulement problème quand elle apparaît sous forme de fraction ou de probabilité.
Les noms qui indiquent une quantité
expriment à la fois un singulier (par leur genre) et un pluriel (par leur sens) :
- - majorité,
totalité, troupe, bande, multitude, centaine, meute, file…
Quand ces noms apparaissent seuls, le
verbe doit être obligatoirement conjugué au singulier :
- - La totalité
a été évacuée.
- - La majorité
s’est exprimée.
- - Une file se
forme devant le magasin.
Si ces noms (précédés d’un article ou d’un
adjectif démonstratif (ce, cet, cette) ou possessif (mon, ton, son, ma…) sont
suivis d’un autre nom, on peut, selon le sens du texte, accorder soit avec le
nom qui exprime la quantité, soit le nom au pluriel.
- - Cette meute
de journalistes s’est précipitée.
- - Cette meute
de journalistes se sont précipités.
- - Un grand
nombre de journalistes s’est précipité.
- - Un grand nombre de journalistes se sont précipités.
Quand un adverbe exprimant une quantité (beaucoup, combien, peu, la plupart, moins, assez…) est sujet, le verbe s’accorde au pluriel.
- - La plupart
sont partis.
- - Combien
sont arrivés ?
- - Beaucoup ont péri.
Lorsque l’adverbe de quantité est suivi d’un complément, le verbe s’accorde avec le complément.
- - Autant de
chance est une insolence.
- - Peu de gens s’en sont tirés.
lundi 13 septembre 2021
Fractions et pourcentages, accord.
Après avoir lu la une de L’Huma,
Polo m’a interrogée : doit-on écrire « un tiers des Français ne s’en
sortent pas » ou « un tiers des Français ne s’en sort pas » ?
La règle vaut à la fois pour les fractions et les pourcentages.
Quand on exprime une fraction ou un pourcentage suivis d’un complément, l’accord
peut se faire au singulier ou au pluriel selon que l’on accorde du sens et de l’importance
à la fraction/au pourcentage ou à l’ensemble exprimé par le complément.
En général, on fait plutôt suivre du pluriel un complément au pluriel,
alors qu’un complément au singulier sera généralement suivi du singulier.
Dans le titre en question, on a « Un tiers des
Français » : la fraction est suivie d’un complément au pluriel ;
on trouvera généralement le pluriel « ne s’en sortent pas ».
- Autres exemples : 55% de la population a voté ; 55 % des gens ont voté.
Attention :
quand le pourcentage est précédé de déterminants comme les, ces, etc., on
accorde obligatoirement avec l’expression du pourcentage (ou la fraction) :
- Le tiers de la classe a eu sport, les deux tiers restants ont dû rester en cours de français.
Avec un nombre décimal inférieur à deux, le verbe s'accorde obligatoirement au
singulier :
-
Il
aura finalement gagné 1,5 million d'euros.
Il faut remarquer au passage que le nom auquel se
rapporte le nombre décimal est lui aussi au singulier.




