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vendredi 22 août 2014
lundi 4 août 2014
Humeur - Show effroi
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| © Justin Novak |
Il y a quelque temps, j’ai
assisté à un de ces grands barouds dont les collectivités territoriales et
autres structures chargées du livre ont le secret : je me suis retrouvée invitée
à des conférences, des tables rondes, mais surtout j’ai vu signer, publiquement
et en grande pompe, une charte des manifestations littéraires.
Était-ce le simulacre à renfort
de photos et presse ou la faim qui m’a brusquement soulevé le cœur ?
Qui, parmi les
organisateurs de ces grandes messes, se soucie réellement de savoir si les signataires tiennent leurs
engagements ?
Qui, parmi les
structures qui incitent à la mise en place et à la généralisation de ces
déclarations d’intention, veille à donner aux signataires les moyens de leur
bonne volonté?
Qu’on ne se
méprenne pas : j’ai signé ladite charte bien avant la fameuse réception
et, pour tout dire, je l’appliquais bien avant qu’elle ait vu le jour. Ce qui me gêne n’a rien à voir avec le
contenu, qui relève du bon sens, mais avec la déclaration d’intention sans
intention : imaginez un peu un système qui promulguerait des lois sans
vraiment veiller à ce qu’elles soient appliquées ! … Euh… Mauvais exemple.
Là où je vis,
toute invitation implique une dépense minimale par personne de six cents à
neufs cents euros. Cette somme couvre le transport en train, une nuit d’hôtel
deux étoiles, deux repas « ordinaires », et une rémunération au tarif
minimal de l’invité et, le cas échéant, du modérateur.
Les mêmes qui
engagent à signer la charte refusent aujourd’hui les moyens de l’organisation
de manifestations littéraires au motif qu’il leur faut soutenir l’économie du
livre, s’entend les librairies - comme si les manifestations littéraires se
déroulaient sans libraires. Ils sont devenus les rois du graissage d’un unique
maillon alors qu’il leur faudrait veiller au bon fonctionnement d’une chaîne.
Quand on n’a plus
les moyens d’organiser des rencontres, on se passe de restaurant, on se colle
aux fourneaux ou on se lance dans l’auberge espagnole. Mais surtout, et c’est
là que le bât blesse : on ne rémunère pas l’intervenant. On ne peut pas
lui demander de payer son train et ses frais de séjour, alors que solliciter un
geste en raison de petit budget, ça peut passer...Que vaudrait un
système où l’on demanderait officiellement aux gens de ne travailler que
gratuitement, genre uniquement en stage, en affirmant combattre la
précarité ?... Mouais… mauvais exemple une fois de plus.
Par chance, pour lutter contre
les haut-le-cœur provoqués par la faim, les organisateurs avaient prévu des tas
de petits fours !
samedi 2 août 2014
Le Grand Café, Camplong (34)
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| © Joucla |
Le Grand Café de Camplong (Hérault) est né de l’esprit
de son architecte, Antonin Durand, élève d’Honoré Daumet à l’école des
Beaux-Arts de Paris et Grand Prix à l’Exposition internationale de Saint-Louis
aux Etats-Unis en 1904.
Pour le café de sa sœur Justinette, épouse Joucla,
Antonini Durand s’inspira en 1878 des établissements de la capitale,
hauts-lieux culturels et bourgeois de l’époque.
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| Pierrot, Pauline et Katel (© Joucla) |
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| Rencontre littéraire (© Bousquet) |
Situé au cœur du village, le Grand Café a longtemps été
un point de rendez-vous des mineurs qui venaient y manger, boire un coup ou
jouer aux cartes. Il était aussi une annexe des fêtes et temps fort du pays (mémorables
conseils de révision avec leurs conscrits, fête des « cocus » et
autres fêtes locales qui pouvaient durer jusqu’à plusieurs jours). Après la fermeture
du bassin minier et le départ des mineurs, il fallut donner un nouveau souffle
au café et entreprendre des travaux de réhabilitation.
Au
fil des quatre générations Joucla qui se sont succédé, de Justinette à Katel,
en passant par Pauline, Louis, et leur fils Pierrot, le café a toutefois conservé
son caractère familial et son authenticité.
Aujourd’hui,
la grande salle peut accueillir une centaine de personnes
pour des rencontres, concerts, spectacles et les fidèles dont je suis aiment à
venir déguster la restauration élaborée à partir de produits que Katel sélectionne
elle-même chez les producteurs et artisans du pays.
Voilà
des années que je fréquente l’endroit, comme cliente, spectatrice ou pour
y animer des rendez-vous littéraires. C’est là que
pour Toutes des Calliope, j’ai reçu Pierre Juquin ou Chloé Radiguet. C’est là enfin
que, prochainement, je recevrai Nahal Tajadod (le 22 août) ou Lilian Bathelot (en
septembre).
Si vous passez près de Camplong, faites un détour et arrêtez-vous un moment au Grand Café.
On s’y verra peut-être mais, surtout… vous m’en direz des nouvelles !
vendredi 1 août 2014
Rencontre avec Nahal Tajadod
Née à Téhéran dans une
famille d'intellectuels, Nahal Tajadod vit en France depuis 1977.
Elle a étudié le chinois à l'Institut national des langues et civilisations orientales. De culture française, docteur en chinois, elle pratique les trois systèmes d'écriture, ce qui lui permet de travailler notamment sur les rapports historiques et les interactions religieuses entre la Perse et la Chine.
Spécialiste du poète perse Rûmi éprise de soufisme et de poésie, elle a publié Passeport à l’iranienne (JC Lattès), un récit contemporain et plein de fantaisie inspiré d’une aventure autobiographique qui donne à découvrir l’Iran d’aujourd’hui.
Nahal Tajadod a reçu en 2007 le Grand Prix de la francophonie décerné par l'Académie française.
Dans Debout sur la Terre (JC Lattès), sa deuxième publication, elle continue de nous faire découvrir l'Iran.
Son dernier roman, Elle joue (Albin Michel), inspiré de son histoire et de celle de la comédienne iranienne Golshifteh Farahani, est un texte à deux voix dans lequel deux femmes confrontent leur passé et leur présent, se racontent et racontent plus particulièrement la vie des femmes dans l'Iran d'aujourd'hui. Il a obtenu le Prix littéraire de l'agence française de développement.
Elle a étudié le chinois à l'Institut national des langues et civilisations orientales. De culture française, docteur en chinois, elle pratique les trois systèmes d'écriture, ce qui lui permet de travailler notamment sur les rapports historiques et les interactions religieuses entre la Perse et la Chine.
Spécialiste du poète perse Rûmi éprise de soufisme et de poésie, elle a publié Passeport à l’iranienne (JC Lattès), un récit contemporain et plein de fantaisie inspiré d’une aventure autobiographique qui donne à découvrir l’Iran d’aujourd’hui.
Nahal Tajadod a reçu en 2007 le Grand Prix de la francophonie décerné par l'Académie française.
Dans Debout sur la Terre (JC Lattès), sa deuxième publication, elle continue de nous faire découvrir l'Iran.
Son dernier roman, Elle joue (Albin Michel), inspiré de son histoire et de celle de la comédienne iranienne Golshifteh Farahani, est un texte à deux voix dans lequel deux femmes confrontent leur passé et leur présent, se racontent et racontent plus particulièrement la vie des femmes dans l'Iran d'aujourd'hui. Il a obtenu le Prix littéraire de l'agence française de développement.
Ayant
évoqué publiquement avec Nahal Tajadod chacun
de ses deux premiers ouvrages, je n’avais pas encore eu le plaisir de la
recevoir pour Elle joue.
Ce sera
chose faite, le 22 août, au Grand Café
de Camplong (34), à 18h, pour l'association Toutes des Calliope.
Pour une
mise en bouche de ce que nous évoquerons ensemble :
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