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samedi 26 mai 2018

Orthotypographie

Aux anciens typographes ont  généralement succédé des maquettistes, des graphistes, souvent bien moins à cheval sur les règles d’orthotypographie qui régissent la césure des mots, les espaces entre les signes, les mots et les lignes et la séparation des textes en paragraphes.
Les plus laxistes font d'ailleurs allègrement abstraction de toutes les règles.
Voici quelques points — pour ne citer que ceux qui reviennent le plus souvent — qui demandent au correcteur autant de vérifications lors du dernier passage de correction :
-          Pas de veuve (ligne de fin de paragraphe, hors dialogue, seule en haut d’une page).
-          Pas d’orpheline (ligne de début de paragraphe, hors dialogue, seule en bas d’une page).
-          Pas plus de deux césures consécutives.
-          Pas de césure en bas de page.
-          Pas de césure des noms propres.
-          Pas de retour à la ligne entre le nombre (en chiffres) et l’unité qui suit.
-          Pas de retour à la ligne entre la civilité et le nom qui suit.
 
 
 

 

vendredi 20 avril 2018

Les noms propres

L’auteur de fiction nomme le plus souvent ses personnages. Or il arrive fréquemment, et bien plus souvent qu’on le pense, que les noms soient modifiés en cours de route. Un Dupond deviendra parfois Dupont, une Corine pourra devenir Corinne — pour ne vous donner que des exemples simples. Et je ne vous parle pas des noms de personnalités écrits dans une orthographe parfois fantaisiste…
Si la vigilance vaut pour les fictions, elle est aussi de mise pour les essais et les  documents (où mal orthographier les noms propres peut aisément passer pour une lacune dans la connaissance du sujet traité).
Attention : quelle que soit la nature du texte, on doit s’assurer de l’orthographe des noms propres à chaque première occurrence et en vérifier l’harmonisation dans le reste du texte au moment de la relecture.
 
 
Remarques typographiques :
Pour les établissements, édifices et ouvrages d’art, etc., les éléments des noms sont liés par des traits d'union : le musée Pablo-Picasso, l’école Jean-Zay, le prix Louis-Delluc, etc. Il en va de même dans les noms de rues, avenues, etc. : place Jean-Moulin ; pont Gustave-Eiffel...
Il est toutefois déconseillé de faire figurer les traits d’union dans les adresses postales.
Les noms propres  ne devront jamais être coupés en fin de ligne.